D’un point de vue global, la crise que nous avons traversée nous conforte sur notre mission. Il est urgent d’aller vers davantage de production d’énergie en local, aller vers des systèmes énergétiques plus résilients. Nous avons vécu une crise sanitaire : si demain il s’agit d’une crise énergétique, le constat sera le même, nous sommes trop dépendants.

Benjamin Guinot
CEO de SEED-Energy

 Nos projets impliquent
des énergies renouvelables dans 99 % des cas.

L’énergie renouvelable est souvent intermittente... On ne peut pas prévoir ce que l’on va produire, cela dépend de l'ensoleillement, de la vitesse du vent, cela va avoir des conséquences sur le réseau. Nous cherchons à faciliter l’investissement sur un secteur qui effraie aujourd’hui les investisseurs, parce que ce sont des systèmes bien plus complexes à piloter qu’une classique centrale nucléaire. On contribue à les démystifier, à les rendre palpables. Aujourd’hui, ce qui nous motive, c’est de voir ce mix énergétique aller vers toujours plus d’énergie renouvelable.

Benjamin Guinot
CEO de SEED-Energy

Le cloud qui cache la forêt

Vous ne pensez pas sérieusement que le « cloud » est un vrai nuage ? Bravo. Comme vous, plus personne ne croit que le numérique et les services
« dématérialisés » sont une espèce de gaz un peu magique qui circulent entre nos smartphones. L’utilisation des applis de nos téléphones et de nos tablettes a elle aussi un impact écologique de plus en plus important !

Serveurs, consommation énergétique, matière première, émission de gaz à effet de serre… Mais ?! Ça voudrait dire que le digital est incompatible avec le développement durable ?

Des entreprises qui passent
en mode engagement !

SEED-Energy,
les algos pour convaincre

C’est en tout cas un super-défi que les entrepreneurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes relèvent pour créer une société plus respectueuse de l’environnement et des citoyens, tout en gardant un œil sur leur propre empreinte carbone… et sur leur chiffre d’affaires. 

Sacré programme !

L’investissement sur des systèmes énergétiques innovants n’est pas une évidence !

Eh oui, les investisseurs sont parfois frileux face aux énergies renouvelables. Intermittentes, dépendantes des conditions naturelles, elles peuvent en effet être plus complexes à gérer que les modèles plus classiques liés à l’énergie nucléaire ou aux énergies fossiles.

Le pitch

Il est pourtant urgent de faire bouger les lignes, notamment pour trouver des solutions pour se passer des énergies fossiles, limiter les émissions de gaz à effet de serre, privilégier les énergies durables…

L'idée de SEED-Energy : faciliter l’investissement dans les systèmes d’énergie alternative grâce à l’intelligence artificielle et à la modélisation.

SEED-Energy est une jeune startup créée en 2017. Ses 2 fondateurs avaient pour ambition, en créant le logiciel ODYSSEY, d’inventer un outil d’aide à la décision d’investissement pour les nouveaux systèmes énergétiques.

Le logiciel ODYSSEY est né dans un laboratoire du CEA, à Grenoble, très orienté vers les usages des nouvelles technologies de l'hydrogène. Son objectif, dès le départ : accompagner l’investissement dans les énergies renouvelables.

L’idée d’ODYSSEY : pouvoir fournir à un futur investisseur dans un système énergétique innovant tous les indicateurs clés (où placer son investissement, coût précis, temps nécessaire avant ROI, etc.) pour lui permettre de se projeter sur une période donnée et d’aider à la prise de décision… éclairée !

Le point sur la pollution numérique

« Tout est dans le cloud, ça ne pollue pas... »

… Ça, plus personne n’y croit (ou alors avec beaucoup de mauvaise foi). Le numérique est aujourd’hui rattrapé par son bilan carbone.

Selon statista, si l’ensemble des entreprises numériques était un vrai pays, il serait le 5e plus gros émetteur mondial en CO2 (4 fois les émissions de la France).

La prise de conscience de la pollution digitale est bien réelle. Mais, le problème, c’est aussi que la fameuse « transition numérique » (qui a pris un grand coup de boost avec la crise du Covid-19 !) rend les citoyens, les entrepreneurs, les salariés, les étudiants… toujours plus dépendants des outils digitaux !

L’empreinte du numérique est aggravée sans arrêt parce qu’on utilise plus d’applis, et qu’on les utilise plus souvent ! Pour un impact toujours plus grand sur les ressources (notamment l’eau et les terres rares), le réchauffement climatique, et la consommation d’énergie électrique.

Le continent numérique est de plus en plus massif, et sa croissance va toujours plus vite. L’ADEME prévoit un doublement de son empreinte carbone d’ici 2025.

Le poids carbone : tout commence par la fabrication des outils numériques...

Les 3/4 de l’impact du digital sont dus à la fabrication des objets numériques. C’est ce qu’on appelle le poids carbone : les émissions de CO₂ générées par toutes les étapes du cycle de vie d’un smartphone, d’une tablette ou autre objet connecté de l’IoT (internet of things), depuis l’extraction des matières premières qui le composent jusqu’à son élimination à la fin de sa (très très courte) vie.

Streaming, 5G et data centers : la pollution de fonctionnement du réseau

Le fonctionnement et l'alimentation du « cloud »
– en réalité des data centers gigantesques disséminés sur le territoire – génère le dernier quart du bilan carbone du continent numérique. Énergie fossile, eau et électricité sont utilisées pour alimenter, maintenir et refroidir les data centers.

Maîtriser son impact quand on est acteur du numérique

La première chose à faire, c’est d’estimer son impact en réalisant une ACV (analyse de cycle de vie) complète. Il s’agit de prendre en compte votre activité dans son ensemble… et tout l’enjeu consiste bien entendu à ne rien oublier (utilisation de la plateforme, déplacements, flotte de véhicules, taille des centres de données…).

Cette première étape permet déjà de se faire une idée de l’ampleur de son impact. Il y a ensuite plusieurs solutions pour le limiter :

  • Allonger la durée de vie du matériel, par l’entretien (privilégier les pièces détachables) mais aussi en achetant des matériaux de meilleure qualité

  • Utiliser des matériaux reconditionnés

  • Optimiser l’usage des serveurs pour en mobiliser moins

  • Limiter la bande passante

  • Travailler aussi sur les usages en interne (impression, nettoyage de boîte mail…)

  • Éco-concevoir l’ensemble de son système numérique pour plus de sobriété et d’efficacité

  • Évaluer et optimiser chaque action utilisateur

Une minute passée sur notre solution, c’est 30 g de CO2 produit. Mais, dans ce chiffre, j’inclus l’ensemble de notre consommation. Nous prenons toute l’empreinte carbone d’Inova et la divisons par l’usage : les déplacements professionnels, l’usage de nos applications par nos clients… C’est vertueux de réfléchir de cette manière, parce que cela implique que les développeurs doivent essayer de travailler à des algorithmes qui font que l’on consomme moins de requête, que l’ensemble des tâches effectuées sur notre application sont faites le plus rapidement possible… On ne le fait pas dans un but d’affichage mais dans un but analytique.

Gilles Toulemonde
CEO
Inova Software

Internet, c’est le 3e consommateur d’énergie au monde, derrière la Chine et les USA. L’idée n’est pas de diaboliser Internet et le numérique, mais bien de prendre en compte le triptyque consommation énergétique – production de CO₂ – réchauffement climatique.

Il s’agit en effet en réalité de prendre du recul pour déterminer de quelle manière nous pouvons contribuer positivement à la réduction des impacts inutiles liés à nos comportements d’utilisateurs.

Aurélien Brusset
Directeur RSE et qualité
DCS

Les engagements pour un numérique plus vert

Mais alors, c’est la catastrophe ? Toutes nos tentatives d’engagement ne seraient qu’une goutte d’eau dans l’océan ?

Non, car la prise de conscience est réelle, les efforts constants et la conception même des systèmes déjà impactée.

Pendant le confinement du printemps dernier, les émissions de CO2 ont baissé de 67 % malgré l’utilisation intensive du numérique. C’est un signe encourageant pour poursuivre dans cette dynamique…

Science sans conscience…
et caetera !

En ayant conscience de leur impact négatif, les entreprises du numérique ont déjà fait un pas (de géant) pour mettre en place des actions concrètes pour le limiter… Et les initiatives des acteurs du digital font déjà beaucoup pour un monde plus social, plus respectueux de l'environnement, plus engagé. 

Pas question de « green washing » ici. Il s’agit d’un engagement profond de la part d’entreprises conscientes de leur double nature : des acteurs économiques et des parties prenantes citoyennes.

Le digital pollue, oui, mais il est aussi une solution potentielle pour réduire l’impact des entreprises et cela bien au-delà du seul secteur du numérique.

De plus en plus d’entreprises du numérique manifestent, dans leur choix et dans leur engagement, la volonté de lutter non seulement contre leur propre impact mais contre le réchauffement climatique et pour le développement durable dans sa globalité. Cet engagement est même le fer de lance de leur stratégie RSE.

Nous utilisons le numérique au quotidien et c’est un vrai facilitateur mais, le danger, c’est de devenir un consommateur d’outils et d’applications sans prise de recul. Gestion des données, impact environnemental, immixtion des GAFAM dans des problématiques de souveraineté nationale (monnaie, identité des citoyens…), tous ces sujets nécessitent des usages plus éclairés. Cette crise, en nous amenant à changer de manière radicale notre façon de vivre, de travailler ou d’étudier pendant plusieurs mois, a été une réelle ouverture pour penser les choses différemment.

Juliette Jarry
Vice-présidente déléguée au numérique
Région Auvergne-Rhône-Alpes

Vers la low-tech

On l’oppose à la high tech… et ce n’est pas par hasard. La low-tech promeut les solutions modestes et les technologies simples, accessibles et facilement réparables.

Recyclage, réutilisation, localisme… La low-tech est l’incarnation de l’innovation frugale : le même service, mais offert via des solutions vertueuses, dans le respect des principes de la résilience, de l’écologie ou encore de l’économie circulaire.

L’exemple de SEED-Energy et Inova Software

Nous avons un module dans notre plateforme qui permet de mettre en relation des acteurs du secteur pharmaceutique dans le cadre de grandes conférences physiques. En réponse au Covid et devant l’incapacité de nos clients de se déplacer, nous avons organisé un événement virtuel de mise en relation. Cela a eu énormément de succès, nous avons rassemblé plus de 2 000 entreprises et plus de 3 000 rendez-vous ont été pris. Le même événement à Lyon, avec le déplacement des participants, aurait consommé 400 tonnes de CO2.

Gilles Toulemonde
CEO
Inova Software

Plus personne ne croit naïvement que le numérique ne pollue pas… Mais l’image du « nuage » magique continue quand même d’exister, même inconsciemment. Pourtant le digital a une empreinte carbone réelle et la
« dématérialisation »… n’est pas si dématérialisée que ça – du moins en ce qui concerne le bilan carbone et la consommation de ressources !

Pour autant, et la crise du Covid l’a prouvé, le digital et ses initiatives peuvent aussi limiter les émissions de gaz à effet de serre et avoir un vrai impact... mais positif cette fois ! 

Réduction des déplacements, amélioration des systèmes énergétiques, limitation du gaspillage, recyclage… Les acteurs du numérique ont leur carte à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique et la transition vers une société plus vertueuse et responsable.

Les data centers peuvent très concrètement agir pour réduire leur impact. Nous avons travaillé sur différents aspects : 

  • l’alimentation des data centers avec des énergies renouvelables ;

  • la récupération de la chaleur émise par les serveurs pour alimenter un réseau local – en l'occurrence, l’objectif était de chauffer une piscine municipale ;

  • les back-up énergétiques en cas de coupure réseau en alternative aux générateurs diesel.

Benjamin Guinot
CEO
SEED-Energy

Le cloud qui cache la forêt

Vous ne pensez pas sérieusement que le « cloud » est un vrai nuage ? Bravo. Comme vous, plus personne ne croit que le numérique et les services
« dématérialisés » sont une espèce de gaz un peu magique qui circulent entre nos smartphones. L’utilisation des applis de nos téléphones et de nos tablettes a elle aussi un impact écologique de plus en plus important !

Serveurs, consommation énergétique, matière première, émission de gaz à effet de serre… Mais ?! Ça voudrait dire que le digital est incompatible avec le développement durable ?

Des entreprises qui passent en mode engagement !

Sacré programme !

C’est en tout cas un super-défi que les entrepreneurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes relèvent pour créer une société plus respectueuse de l’environnement et des citoyens, tout en gardant un œil sur leur propre empreinte carbone… et sur leur chiffre d’affaires. 

SEED-Energy,
les algos pour convaincre

Le pitch

L’investissement sur des systèmes énergétiques innovants n’est pas une évidence !

Eh oui, les investisseurs sont parfois frileux face aux énergies renouvelables. Intermittentes, dépendantes des conditions naturelles, elles peuvent en effet être plus complexes à gérer que les modèles plus classiques liés à l’énergie nucléaire ou aux énergies fossiles.

Il est pourtant urgent de faire bouger les lignes, notamment pour trouver des solutions pour se passer des énergies fossiles, limiter les émissions de gaz à effet de serre, privilégier les énergies durables…

L'idée de SEED-Energy : faciliter l’investissement dans les systèmes d’énergie alternative grâce à l’intelligence artificielle et à la modélisation.

L’énergie renouvelable est souvent intermittente... On ne peut pas prévoir ce que l’on va produire, cela dépend de l'ensoleillement, de la vitesse du vent, cela va avoir des conséquences sur le réseau. Nous cherchons à faciliter l’investissement sur un secteur qui effraie aujourd’hui les investisseurs, parce que ce sont des systèmes bien plus complexes à piloter qu’une classique centrale nucléaire. On contribue à les démystifier, à les rendre palpables. Aujourd’hui, ce qui nous motive, c’est de voir ce mix énergétique aller vers toujours plus d’énergie renouvelable.

Benjamin Guinot
CEO de SEED-Energy

D’un point de vue global, la crise que nous avons traversée nous conforte sur notre mission. Il est urgent d’aller vers davantage de production d’énergie en local, aller vers des systèmes énergétiques plus résilients. Nous avons vécu une crise sanitaire : si demain il s’agit d’une crise énergétique, le constat sera le même, nous sommes trop dépendants.

Benjamin Guinot
CEO de SEED-Energy

 Nos projets impliquent
des énergies renouvelables dans 99 % des cas.

SEED-Energy est une jeune startup créée en 2017. Ses 2 fondateurs avaient pour ambition, en créant le logiciel ODYSSEY, d’inventer un outil d’aide à la décision d’investissement pour les nouveaux systèmes énergétiques.

Le logiciel ODYSSEY est né dans un laboratoire du CEA, à Grenoble, très orienté vers les usages des nouvelles technologies de l'hydrogène. Son objectif, dès le départ : accompagner l’investissement dans les énergies renouvelables.

L’idée d’ODYSSEY : pouvoir fournir à un futur investisseur dans un système énergétique innovant tous les indicateurs clés (où placer son investissement, coût précis, temps nécessaire avant ROI, etc.) pour lui permettre de se projeter sur une période donnée et d’aider à la prise de décision… éclairée !

Le point sur la pollution numérique

« Tout est dans le cloud, ça ne pollue pas... »

… Ça, plus personne n’y croit (ou alors avec beaucoup de mauvaise foi). Le numérique est aujourd’hui rattrapé par son bilan carbone.

Selon statista, si l’ensemble des entreprises numériques était un vrai pays, il serait le 5e plus gros émetteur mondial en CO2 (4 fois les émissions de la France).

La prise de conscience de la pollution digitale est bien réelle. Mais, le problème, c’est aussi que la fameuse « transition numérique » (qui a pris un grand coup de boost avec la crise du Covid-19 !) rend les citoyens, les entrepreneurs, les salariés, les étudiants… toujours plus dépendants des outils digitaux !

L’empreinte du numérique est aggravée sans arrêt parce qu’on utilise plus d’applis, et qu’on les utilise plus souvent ! Pour un impact toujours plus grand sur les ressources (notamment l’eau et les terres rares), le réchauffement climatique, et la consommation d’énergie électrique.

Le continent numérique est de plus en plus massif, et sa croissance va toujours plus vite. L’ADEME prévoit un doublement de son empreinte carbone d’ici 2025.

Le poids carbone : tout commence par la fabrication des outils numériques...

Les 3/4 de l’impact du digital sont dus à la fabrication des objets numériques. C’est ce qu’on appelle le poids carbone : les émissions de CO₂ générées par toutes les étapes du cycle de vie d’un smartphone, d’une tablette ou autre objet connecté de l’IoT (internet of things), depuis l’extraction des matières premières qui le composent jusqu’à son élimination à la fin de sa (très très courte) vie.

Streaming, 5G et data centers : la pollution de fonctionnement du réseau

Le fonctionnement et l'alimentation du « cloud »
– en réalité des data centers gigantesques disséminés sur le territoire – génère le dernier quart du bilan carbone du continent numérique. Énergie fossile, eau et électricité sont utilisées pour alimenter, maintenir et refroidir les data centers.

Internet, c’est le 3e consommateur d’énergie au monde, derrière la Chine et les USA. L’idée n’est pas de diaboliser Internet et le numérique, mais bien de prendre en compte le triptyque consommation énergétique – production de CO₂ – réchauffement climatique.

Il s’agit en effet en réalité de prendre du recul pour déterminer de quelle manière nous pouvons contribuer positivement à la réduction des impacts inutiles liés à nos comportements d’utilisateurs.

Aurélien Brusset
Directeur RSE et qualité
DCS

Maîtriser son impact quand on est acteur du numérique

La première chose à faire, c’est d’estimer son impact en réalisant une ACV (analyse de cycle de vie) complète. Il s’agit de prendre en compte votre activité dans son ensemble… et tout l’enjeu consiste bien entendu à ne rien oublier (utilisation de la plateforme, déplacements, flotte de véhicules, taille des centres de données…).

Cette première étape permet déjà de se faire une idée de l’ampleur de son impact. Il y a ensuite plusieurs solutions pour le limiter :

  • Allonger la durée de vie du matériel, par l’entretien (privilégier les pièces détachables) mais aussi en achetant des matériaux de meilleure qualité

  • Utiliser des matériaux reconditionnés

  • Optimiser l’usage des serveurs pour en mobiliser moins

  • Limiter la bande passante

  • Travailler aussi sur les usages en interne (impression, nettoyage de boîte mail…)

  • Éco-concevoir l’ensemble de son système numérique pour plus de sobriété et d’efficacité

  • Évaluer et optimiser chaque action utilisateur

Une minute passée sur notre solution, c’est 30 g de CO2 produit. Mais, dans ce chiffre, j’inclus l’ensemble de notre consommation. Nous prenons toute l’empreinte carbone d’Inova et la divisons par l’usage : les déplacements professionnels, l’usage de nos applications par nos clients… C’est vertueux de réfléchir de cette manière, parce que cela implique que les développeurs doivent essayer de travailler à des algorithmes qui font que l’on consomme moins de requête, que l’ensemble des tâches effectuées sur notre application sont faites le plus rapidement possible… On ne le fait pas dans un but d’affichage mais dans un but analytique.

Gilles Toulemonde
CEO
Inova Software

Les engagements pour un numérique plus vert

Mais alors, c’est la catastrophe ? Toutes nos tentatives d’engagement ne seraient qu’une goutte d’eau dans l’océan ?

Non, car la prise de conscience est réelle, les efforts constants et la conception même des systèmes déjà impactée.

Pendant le confinement du printemps dernier, les émissions de CO2 ont baissé de 67 % malgré l’utilisation intensive du numérique. C’est un signe encourageant pour poursuivre dans cette dynamique…

De plus en plus d’entreprises du numérique manifestent, dans leur choix et dans leur engagement, la volonté de lutter non seulement contre leur propre impact mais contre le réchauffement climatique et pour le développement durable dans sa globalité. Cet engagement est même le fer de lance de leur stratégie RSE.

Science sans conscience…
et caetera !

En ayant conscience de leur impact négatif, les entreprises du numérique ont déjà fait un pas (de géant) pour mettre en place des actions concrètes pour le limiter… Et les initiatives des acteurs du digital font déjà beaucoup pour un monde plus social, plus respectueux de l'environnement, plus engagé. 

Pas question de « green washing » ici. Il s’agit d’un engagement profond de la part d’entreprises conscientes de leur double nature : des acteurs économiques et des parties prenantes citoyennes.

Le digital pollue, oui, mais il est aussi une solution potentielle pour réduire l’impact des entreprises et cela bien au-delà du seul secteur du numérique.

Nous utilisons le numérique au quotidien et c’est un vrai facilitateur mais, le danger, c’est de devenir un consommateur d’outils et d’applications sans prise de recul. Gestion des données, impact environnemental, immixtion des GAFAM dans des problématiques de souveraineté nationale (monnaie, identité des citoyens…), tous ces sujets nécessitent des usages plus éclairés. Cette crise, en nous amenant à changer de manière radicale notre façon de vivre, de travailler ou d’étudier pendant plusieurs mois, a été une réelle ouverture pour penser les choses différemment.

Juliette Jarry
Vice-présidente déléguée au numérique
Région Auvergne-Rhône-Alpes

Vers la low-tech

On l’oppose à la high tech… et ce n’est pas par hasard. La low-tech promeut les solutions modestes et les technologies simples, accessibles et facilement réparables.

Recyclage, réutilisation, localisme… La low-tech est l’incarnation de l’innovation frugale : le même service, mais offert via des solutions vertueuses, dans le respect des principes de la résilience, de l’écologie ou encore de l’économie circulaire.

L’exemple de SEED-Energy et Inova Software

Nous avons un module dans notre plateforme qui permet de mettre en relation des acteurs du secteur pharmaceutique dans le cadre de grandes conférences physiques. En réponse au Covid et devant l’incapacité de nos clients de se déplacer, nous avons organisé un événement virtuel de mise en relation. Cela a eu énormément de succès, nous avons rassemblé plus de 2 000 entreprises et plus de 3 000 rendez-vous ont été pris. Le même événement à Lyon, avec le déplacement des participants, aurait consommé 400 tonnes de CO2.

Gilles Toulemonde
CEO
Inova Software

Les data centers peuvent très concrètement agir pour réduire leur impact. Nous avons travaillé sur différents aspects : 

  • l’alimentation des data centers avec des énergies renouvelables ;

  • la récupération de la chaleur émise par les serveurs pour alimenter un réseau local – en l'occurrence, l’objectif était de chauffer une piscine municipale ;

  • les back-up énergétiques en cas de coupure réseau en alternative aux générateurs diesel.

Benjamin Guinot
CEO
SEED-Energy

Plus personne ne croit naïvement que le numérique ne pollue pas… Mais l’image du « nuage » magique continue quand même d’exister, même inconsciemment. Pourtant le digital a une empreinte carbone réelle et la
« dématérialisation »… n’est pas si dématérialisée que ça – du moins en ce qui concerne le bilan carbone et la consommation de ressources !

Pour autant, et la crise du Covid l’a prouvé, le digital et ses initiatives peuvent aussi limiter les émissions de gaz à effet de serre et avoir un vrai impact... mais positif cette fois ! 

Réduction des déplacements, amélioration des systèmes énergétiques, limitation du gaspillage, recyclage… Les acteurs du numérique ont leur carte à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique et la transition vers une société plus vertueuse et responsable.

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